Effet miroir donne voix aux personnxs dont la covid a modifié les visages. Il fait état de l’un des impacts qu’a la crise sanitaire sur une frange de la population, mais s’inscrit également dans un déplacement sociétal contemporain proportionnel à un certain usage des écrans.
Relatif à l’influence et répercussion qu’a eu la pandémie sur la chirurgie plastique, ce projet veut questionner l’impact tangible qu’a l’image sur une certaine mobilité corporelle et un changement de paradigme sociétal. Il investigue la réalité des visages s’adaptant à l’anamorphose provoquée par les écrans plutôt qu’au point de vue humain de leurs interlocuteurices.

Ces différentes mobilités faciales sont axées sur la conception philosophique de l’excentricité empruntée à Helmuth Plessner, dans son investigation de l’humain à partir de sa dimension biologique et spatiale. Surface de réflexion et de projetcion, le focus sur le corps dans ces interventions d’excentrement oriente l’attention vers de nouvelles formes situées de subjectivité. Ce rapport implique une distance à soi et une dynamique de spatialisation possédant une dimension utopique et anthropique.

Ce premier volet de ce projet a été développé dans le cadre de l’enquête photographique genevoise.